Haïti et son système « corporatocratique »

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Jenny Toussaint
Journaliste-Rédactrice à Hebdo24 | Politicienne | Experte en Relations Internationales 📩 : jenny@hebdo24.com Suivez-moi sur X : @jennyhebdo24

En Haïti, l’arrivée d’Alix Didier Fils-Aimé comme Premier ministre et de Laurent Saint-Cyr à la tête du Conseil présidentiel de transition marque une mainmise directe du secteur privé sur le pouvoir politique.

Si certains y voient une opportunité pour relancer l’investissement et moderniser l’économie, les risques paraissent plus lourds : concentration extrême des marchés, prix élevés, contrôle des douanes et soupçons de corruption.

Une étude de la Banque mondiale montre que quelques familles dominent près de 70 % des importations, limitant concurrence et innovation, tout en profitant d’exemptions fiscales et douanières.

Dans ce contexte, beaucoup redoutent une « corporatocratie » où les intérêts privés primeraient sur l’intérêt général.

Les enjeux sécuritaires aggravent cette défiance, car la capitale reste largement contrôlée par des gangs.

Le secteur privé est donc mis à l’épreuve : rétablir l’ordre et instaurer transparence, ou renforcer une oligarchie accusée d’asphyxier le pays.

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