La question, posée avec ironie et désespoir, dit tout de notre époque.
En Haïti, les crises politiques ne se comptent plus, mais leur théâtre change.
Jadis, c’étaient les rues qui s’embrasaient.
Aujourd’hui, c’est le ciel qui devient champ de bataille.
Fils-Aimé est arrivé au pouvoir dans un contexte d’avion criblé de balles.
Il s’apprête à en sortir avec un autre appareil touché au sol, à Port-au-Prince,
obligeant Sunrise Airways à suspendre ses vols « jusqu’à nouvel ordre ».
Aucun mort, heureusement.
Mais le symbole est assassin.
Ce n’est pas le hasard qui frappe deux fois.
C’est l’effondrement.
Quand un Premier ministre vacille, ce n’est plus seulement la stabilité qui tremble :
c’est la possibilité même de circuler, de se soigner, de vivre.
L’aéroport international devient un terrain où la peur dicte le calendrier politique.
Et pendant que les gouvernements tombent, les gangs, eux, ne tombent jamais.
Le vrai scandale n’est pas qu’un avion prenne des balles.
Le vrai scandale, c’est qu’Haïti en soit arrivé à trouver cela presque normal.
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