À quelques semaines de l’échéance constitutionnelle du 7 février 2026, le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) a lancé un avertissement sans équivoque dans un communiqué publié ce lundi.
L’organisation s’élève avec fermeté contre toute tentative de prolongation du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), accusant son président, Laurent Saint-Cyr, de vouloir s’accrocher au pouvoir.
Le RHAJAC dresse un bilan sévère de cette transition, évoquant un échec sur tous les fronts : insécurité galopante, institutions affaiblies et impunité persistante.
« La mission était claire : rétablir l’ordre, remettre l’État en marche et organiser des élections. Aucun de ces objectifs n’a été atteint. Pire, la situation s’est dégradée », peut-on lire dans le document.
Le réseau cible particulièrement Laurent Saint-Cyr, l’accusant de manœuvrer pour se maintenir au-delà de la date butoir, perpétuant ainsi des « pratiques politiques opaques ».
Pour les journalistes anti-corruption, cette éventualité représenterait un grave facteur d’instabilité.
« La nation attend la sécurité et des élections, pas de nouveaux arrangements en coulisses », martèle le RHAJAC, qui exige un retour à la légitimité démocratique.
L’organisation rejette catégoriquement l’idée d’une transition « extensible à l’infini » et somme tous les membres du CPT de quitter le pouvoir à la date prévue, sans exception.
Djovany Michel, secrétaire général du RHAJAC, a insisté sur l’urgence d’une rupture : « Le peuple haïtien réclame des comptes et une gouvernance responsable. Prolonger cette transition, c’est confisquer l’avenir du pays et enraciner la crise. »
Le message est clair : après le 7 février, toute prolongation du pouvoir transitoire serait illégitime.
Le RHAJAC appelle la communauté nationale et internationale à veiller au strict respect de l’échéance, sous peine de voir Haïti sombrer un peu plus dans le chaos.
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