La ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Raina Forbin, a présidé, mercredi, l’ouverture de la première séance plénière de la 56e Session ordinaire de l’Assemblée générale de l’Organisation des États américains (OEA), organisée au Panama dans le cadre du bicentenaire du Congrès amphictyonique de 1826. En sa qualité de présidente provisoire de l’Assemblée générale, la cheffe de la diplomatie haïtienne a mis en avant le rôle historique d’Haïti dans la construction des idéaux de liberté au sein du continent américain. Dans son discours d’ouverture, elle a rappelé que l’histoire de la première République noire indépendante est profondément liée aux combats pour l’émancipation des peuples des Amériques.
« Haïti n’a pas seulement conquis sa propre liberté ; elle a également soutenu les luttes d’indépendance et d’émancipation à travers le continent », a souligné la ministre, mettant en avant les valeurs de liberté, d’égalité et de solidarité qui ont marqué l’histoire régionale. Évoquant le bicentenaire du Congrès de Panama, Mme Forbin a insisté sur la pertinence actuelle des idéaux portés par les fondateurs des Amériques. Selon elle, les défis auxquels la région est confrontée aujourd’hui nécessitent davantage de coopération, de dialogue et de solidarité entre les États du continent.
Au nom du gouvernement haïtien, la chancelière a également réaffirmé l’engagement d’Haïti en faveur du multilatéralisme, du dialogue politique et de l’action collective pour promouvoir la paix, la sécurité, la démocratie et le développement durable dans l’hémisphère. Par cette présidence de l’ouverture de la 56e Assemblée générale de l’OEA, Haïti a une nouvelle fois fait entendre sa voix sur la scène continentale, réaffirmant son attachement aux principes de liberté, de dignité, de mémoire historique et de solidarité entre les peuples des Amériques.

