Le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé a décidé de mettre fin aux fonctions de Hans Joseph
à la tête de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), tournant ainsi la page d’une
gestion qui aura suscité de nombreuses interrogations sur l’impartialité de l’institution.
Installé à la direction générale de l’ULCC en 2020, Hans Joseph était présenté comme
l’homme de la relance de la lutte contre la corruption. Six ans plus tard, son bilan
reste controversé.
Plusieurs observateurs lui reprochent d’avoir donné l’impression que l’institution
fonctionnait davantage selon des considérations sélectives que dans le strict respect
des principes d’équité et d’égalité devant la loi.
Aux yeux de ses détracteurs, sa gestion faisait l’objet d’accusations et d’interrogations
qui alimentaient un vif débat public. Cette perception a contribué à fragiliser la
crédibilité de l’institution auprès d’une partie de l’opinion.
La décision du gouvernement est perçue par certains comme une volonté de redonner à
l’ULCC son rôle premier : celui d’une institution indépendante, au service exclusif
de la lutte contre la corruption, sans favoritisme ni considérations politiques.
Reste désormais à savoir si la nouvelle direction parviendra à restaurer la confiance
du public et à démontrer que la lutte contre l’impunité s’applique à tous, sans exception.

