Depuis l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro par les États-Unis, la communauté internationale réagit de manière contrastée. Condamnations fermes, appels au respect du droit international ou prudentes réserves diplomatiques se succèdent sur la scène mondiale. Pourtant, un silence intrigue et alimente les interrogations : celui du Conseil présidentiel de transition (CPT), pourtant lié historiquement au Venezuela par des relations politiques et idéologiques anciennes.
Alors que plusieurs États d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie ont exprimé leurs préoccupations face à ce qu’ils qualifient de grave atteinte à la souveraineté d’un État, le CPT n’a publié, à ce stade, aucune déclaration officielle. Ce mutisme tranche avec les prises de position passées de certaines de ses figures, qui n’hésitaient pas à dénoncer les ingérences étrangères et à revendiquer une solidarité entre nations du Sud.
Le Venezuela de Nicolás Maduro a longtemps été considéré comme un allié stratégique et symbolique, notamment dans les discours anti-impérialistes et les cadres de coopération Sud-Sud. À ce titre, l’absence de réaction du CPT est perçue par de nombreux observateurs comme une rupture, ou à tout le moins comme une prudence diplomatique assumée, dans un contexte international particulièrement tendu.
Plusieurs hypothèses circulent pour expliquer ce silence : crainte de froisser des partenaires internationaux influents, volonté de ne pas s’engager dans un dossier explosif sur le plan juridique et géopolitique, ou encore divisions internes au sein même du CPT. Aucune de ces pistes n’a toutefois été confirmée officiellement.
Ce mutisme n’est pas sans conséquences. Dans l’opinion publique, il est interprété par certains comme une forme de renoncement aux principes traditionnellement défendus, tandis que d’autres y voient un calcul politique visant à préserver des équilibres diplomatiques fragiles. Une chose est certaine : dans une affaire aussi sensible que l’enlèvement d’un chef d’État en exercice par Donald Trump, le silence est en soi un message. Il reste à savoir si le CPT choisira de le rompre, et à quel prix politique.
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