Alors que les violences armées et l’insécurité paralysent toujours une grande partie du territoire haïtien, les discours officiels sur l’organisation d’élections se multiplient. Le Conseil Présidentiel de Transition (CPT), le gouvernement et le Conseil Électoral Provisoire (CEP) insistent sur l’urgence de renouveler les institutions, mais ignorent une réalité que nul ne peut nier : le pays est loin d’être prêt.
Dans un contexte où les gangs contrôlent des zones entières, où les citoyens fuient leurs quartiers et où la police nationale est dépassée, parler d’élections libres, crédibles et inclusives relève presque de l’illusion. Pour de nombreux observateurs, ces annonces relèvent davantage d’une stratégie de communication politique que d’une volonté réelle de garantir un processus électoral sûr.
Sur le terrain, rien n’est prêt : pas de sécurité, pas d’infrastructure électorale fonctionnelle, pas de confiance populaire. Organiser un scrutin sans régler la question sécuritaire reviendrait à exclure de facto une large partie de la population et à accentuer la crise de légitimité déjà profonde. Alors que les autorités brandissent le calendrier électoral comme un symbole de sortie de crise, elles semblent éluder l’essentiel : sans sécurité, il n’y a pas de démocratie.
Soutenez Hebdo24 : pour une information libre et fiable.
Faire un don📲 Ne ratez rien avec Hebdo24
Recevez directement nos dernières nouvelles
sur votre téléphone via notre chaîne WhatsApp officielle.
Rejoindre la chaîne WhatsApp Hebdo24








