Dans un contexte international marqué par la hausse rapide des prix du pétrole et les incertitudes sur l’approvisionnement, le gouvernement haïtien a décidé de resserrer fortement les dépenses publiques. Une circulaire publiée le 31 mars 2026 par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé fixe une série de mesures destinées à contenir les effets de cette crise sur une économie déjà fragilisée.
Le document souligne les risques que fait peser cette conjoncture sur les finances publiques et l’équilibre macroéconomique du pays. Les autorités entendent ainsi préserver les services essentiels à la population, tout en maintenant les capacités d’intervention de l’État, notamment en matière de sécurité.
Des mesures de restriction budgétaire ciblées
Parmi les décisions annoncées, l’interdiction d’acheter de nouveaux véhicules pour les institutions publiques illustre la volonté de réduire les dépenses jugées non prioritaires. Les budgets alloués au carburant seront également revus à la baisse, ce qui pourrait entraîner une limitation des déplacements administratifs.
Les missions officielles à l’étranger sont désormais strictement encadrées. Seuls les déplacements considérés comme indispensables et validés par le Premier ministre seront autorisés. En parallèle, les dispositifs de sécurité des personnalités publiques sont rationalisés, avec une réduction du nombre de véhicules d’escorte.
Une discipline budgétaire face aux tensions économiques
À travers ces mesures, l’exécutif affiche sa volonté d’imposer une discipline budgétaire face aux tensions économiques mondiales. Reste à savoir dans quelle mesure cette politique d’austérité pourra être appliquée efficacement et quelles en seront les répercussions sur le fonctionnement de l’administration publique.
Soutenez Hebdo24 : pour une information libre et fiable.
Faire un don






