Opération d’envergure à Gressier : La PNH et la Task Force lancent l’offensive contre les groupes armés

À ne pas manque

Des fortes détonations d’armes automatiques et des puissantes explosions ont retenti tôt ce mercredi 14 octobre 2026 dans plusieurs zones de la commune de Gressier.

Selon plusieurs sources concordantes, la Police nationale d’Haïti (PNH), épaulée par la Task Force, a lancé une opération d’envergure visant à déloger les groupes armés qui occupent plusieurs localités de cette commune.

Les affrontements ont débuté aux environs de 4 heures du matin. Sur place, des riverains décrivent un déploiement impressionnant, faisant état du survol d’hélicoptères et de frappes ciblées.

Plusieurs unités spécialisées de la PNH auraient participé à cette opération, notamment l’Unité temporaire antigang (UTAG), l’Unité départementale de maintien de l’ordre (UDMO) et le SWAT Team.

L’utilisation de gaz lacrymogènes et de drones kamikazes a également été rapportée. Ces informations restent toutefois à confirmer par les autorités policières.

À l’heure où nous mettons sous presse, aucun bilan officiel n’a été communiqué par les autorités. On ignore si l’opération a fait des victimes, conduit à des arrestations ou permis aux forces de l’ordre de reprendre le contrôle de certains secteurs.

Gressier, un verrou sécuritaire toujours instable

Cette nouvelle intervention s’inscrit dans une série d’opérations menées à Gressier où les forces de l’ordre avaient notamment réussi à reprendre le contrôle du commissariat de la commune, qui était resté sous le contrôle de groupes armés pendant plusieurs mois. Malgré ces interventions, plusieurs localités de cette commune restent confrontées à l’insécurité. Les violences ont également poussé de nombreux habitants à abandonner leurs maisons pour se mettre à l’abri dans d’autres localités.

Des incertitudes autour des prochaines élections

La situation d’insécurité à Gressier pousse aussi à s’interroger sur la possibilité pour les habitants de cette commune de participer aux prochaines élections. Cette question se pose également pour les autres zones affectées par les violences des groupes armés en Haïti, telles que Kenscoff, Carrefour et Croix-des-Bouquets, pour ne citer que celles-là.

Le contrôle d’une bonne partie du territoire par ces groupes armés et le déplacement des populations risquent de compliquer l’organisation du scrutin.

Les élections face à l’insécurité persistante

Il convient de rappeler que le Conseil électoral provisoire (CEP) avait prévu le premier tour desdites élections et un référendum constitutionnel pour le 13 décembre 2026. Le calendrier électoral a depuis été modifié, sans qu’une nouvelle date définitive ait été confirmée dans les informations disponibles.

Les prochaines opérations de la PNH seront donc déterminantes pour évaluer la capacité des autorités à reprendre le contrôle des zones touchées. La question reste de savoir si les forces de l’ordre pourront rétablir des conditions de sécurité suffisantes pour permettre aux habitants de participer au processus électoral.

Moïse François

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