Le dernier rapport du Groupe d’experts des Nations unies sur Haïti met en lumière les activités économiques attribuées à Jean-Charles Moïse, ancien sénateur du Nord, ex-candidat à la présidence et secrétaire général de Pitit Dessalines.
Les experts le présentent comme une figure dominante du commerce haïtien des civelles, un secteur particulièrement exposé aux pratiques illicites. Selon le rapport, son réseau exercerait une influence sur plusieurs maillons de la filière, notamment la délivrance des permis d’exportation, ainsi que sur certains responsables agricoles et agents douaniers.
Des fonctionnaires ayant refusé certaines demandes auraient fait l’objet de représailles ou de mutations, rapportent les experts. Le document évoque également des opérations présumées de contrebande vers la République dominicaine durant la saison 2024-2025, impliquant des embarcations privées.
Deux cas de trafic de civelles vivantes auraient par ailleurs été identifiés entre octobre et décembre 2024. Les experts soulignent enfin les faiblesses du cadre institutionnel haïtien, notamment l’absence d’adhésion à la Convention CITES.

