Cela fait désormais plus d’un an que l’État haïtien a signé un accord de 52 millions de dollars avec Windward Wyoming LLC, la société d’Erik Prince.
Promesse faite de museler l’insécurité, le résultat est pourtant désastreux.
Déploiement de drones et arrivée de centaines d’agents étrangers n’ont rien changé : les gangs tiennent toujours leurs fiefs et étendent leur terreur.
La tuerie de Kenscoff – au moins 47 morts et plus de 50 enlèvements, d’après l’ONU – illustre l’échec total de la protection des citoyens.
Aucun baron du crime n’a été arrêté, et les forces étatiques ne parviennent pas à regagner le terrain perdu.
Alors que 35,5 millions de dollars ont déjà été décaissés, la population est en droit de réclamer des comptes.
Ce marché, dont l’opacité est dénoncée par la société civile, doit impérativement être évalué sur des résultats tangibles.
L’heure n’est plus aux promesses, mais à une refonte complète de la stratégie sécuritaire, fondée sur la souveraineté et l’efficacité.

