Le Salon du Livre et des Arts Contemporains (SILAC) a levé le voile, ce 25 août 2026, sur le palmarès de la toute première édition du Prix international de poésie contemporaine. Le poète Christian Yohann décroche la plus haute distinction, suivi de Wolky Dorrelus au deuxième rang, tandis que deux mentions spéciales viennent enrichir ce tableau d’honneur.
Inauguré le 28 janvier dernier pour enrichir le paysage littéraire international, ce concours nouveau-né s’achève sur une belle note estivale. Christian Yohann s’est adjugé le premier prix grâce à son œuvre intense « Enfants nés tempêtes de rage pour nommer l’aube ». De son côté, Wolky Dorrelus, originaire de la Plaine du Cul-de-Sac, se hisse sur la deuxième marche du podium avec son poème « Legzil pa peyi m ».
Le jury a également tenu à distinguer deux autres plus-values poétiques : la première mention spéciale a été décernée à Paguito Joseph pour « Une île qui saigne », tandis que la seconde est revenue à Rincher Hefferson pour « Rasinèt ».
Présidé par le poète haïtien Olguens Cenejuste, le jury réunissait des figures aguerries de la littérature contemporaine, à l’instar de Jeanie Bogart, Witensky Lauvince, Niklovens Fransaint et Bertony Louis.
Pour une première, le bilan du SILAC s’avère particulièrement florissant. L’événement a rencontré un écho massif à travers le monde, enregistrant des candidatures venues de Suisse, du Sénégal, du Burkina Faso, du Bénin, du Gabon, du Congo, de France ou encore du Mali. Une profusion de textes, rédigés tant en créole haïtien qu’en français, qui pose les fondations durables de ce nouveau rendez-vous des lettres.
Jephte Estiverne

