Le gouvernement haïtien franchit une nouvelle étape dans sa politique sociale avec l’annonce d’une revalorisation du salaire minimum, désormais fixé à 1 000 gourdes par jour pour les ouvriers du secteur de la sous-traitance.
Cette décision a été officialisée ce lundi par le ministre de l’Économie et des Finances, Serge Gabriel Collin, lors d’une conférence organisée au Fonds d’Assistance Économique et Sociale (FAES), à Delmas 75. Il était accompagné de la ministre de la Planification, Sandra Paulemon, ainsi que du directeur général du FAES, Kesner Romilus.
Selon les autorités, cette augmentation ne constitue qu’une première phase. Elle devrait être progressivement étendue à d’autres catégories de travailleurs, en tenant compte des contraintes macroéconomiques et de la nécessité de préserver l’équilibre des entreprises.
Parallèlement à cette revalorisation salariale, l’exécutif entend agir sur le coût de production, notamment en s’attaquant aux prix de l’énergie. Des discussions sont en cours avec les acteurs du secteur privé afin de rendre l’électricité plus accessible. Dans cette optique, le tarif appliqué au Parc industriel de Caracol sera réduit, passant de 30 à 21 centimes de dollar par kilowattheure à partir de janvier 2027. L’objectif est de soutenir la compétitivité des entreprises et d’améliorer l’accès aux services essentiels.
Le gouvernement prévoit également un soutien financier direct en faveur des travailleurs. Une enveloppe de 625 millions de gourdes sera distribuée aux ouvriers sur les cinq derniers mois de l’exercice fiscal 2025-2026, afin d’atténuer les effets de la conjoncture économique.
À travers cet ensemble de mesures, les autorités affirment leur volonté de renforcer le pouvoir d’achat, de stimuler l’investissement et de consolider la stabilité socio-économique du pays.

