La ministre haïtienne de la Planification et de la Coopération externe, Sandra Paulemon, a présenté ce mardi à l’Université George Washington la vision du gouvernement d’Haïti pour reconstruire un système de santé résilient et souverain, malgré un contexte sécuritaire et humanitaire dramatique.
Devant l’Institute for African Studies, Mme Paulemon a dénoncé la situation alarmante des femmes et des jeunes filles, victimes de violences sexuelles, d’exploitation et de déplacements forcés par les gangs, sans accès aux soins ni soutien psychosocial. Elle a également évoqué le sort des jeunes garçons recrutés de force, privés d’avenir.
« Le financement de la santé est un instrument essentiel de stabilité et de protection sociale », a insisté la ministre, rappelant que l’action du gouvernement – alignée sur les priorités du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé – vise à renforcer l’accès aux soins pour les plus vulnérables. Elle a souligné le rôle clé de son ministère pour coordonner ressources nationales et internationales autour des priorités de l’État.
Les récentes perturbations de l’aide extérieure ont mis en lumière la dépendance chronique du système haïtien.
Face à ce défi, le gouvernement mobilise ses propres ressources pour soutenir les services de base, protéger les survivantes de violences et offrir des programmes de réinsertion aux jeunes.
« Veiller à ce que ces vies ne soient ni perdues ni ignorées n’est pas seulement une responsabilité nationale, mais un engagement mondial », a conclu Mme Paulemon, appelant à un alignement renforcé des partenaires pour garantir soins, dignité et justice sociale au peuple haïtien.
Soutenez Hebdo24 : pour une information libre et fiable.
Faire un don







