La pression judiciaire s’intensifie dans le dossier du drame survenu à la Citadelle Henry. Lundi 13 avril 2026, la police de Cap-Haïtien a procédé à l’arrestation du maire de Milot, Wesner Joseph, marquant un tournant majeur dans cette affaire qui continue de bouleverser l’opinion publique.
Selon des sources policières, l’édile a été convoqué puis interrogé pendant plusieurs heures avant d’être placé en garde à vue au Service départemental de la police judiciaire du Nord (SDPJ-Nord). Une décision lourde de conséquences dans une enquête liée à une tragédie ayant 30 morts, selon des chiffres officiels.
Au cœur des accusations figure une décision controversée : celle d’avoir autorisé, ou à tout le moins toléré, la remise des corps des victimes aux familles, en contradiction avec les consignes émises par les autorités compétentes. Un acte qui suscite de vives réactions et alimente les soupçons de dysfonctionnements graves dans la gestion de la crise.
La réaction des autorités judiciaires ne s’est pas fait attendre. Dès le dimanche 12 avril, le délégué départemental du Nord, Marc Merzius Présumé, ainsi que le commissaire du gouvernement du Cap-Haïtien, Eno Zéphyrin, avaient annoncé l’ouverture de poursuites contre toutes les personnes impliquées dans cette décision, y compris le maire.
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