Un envoi de policiers et de gendarmes tchadiens en Haïti, afin d’aider à combattre les gangs armés qui contrôlent notamment la quasi-totalité de la capitale, Port-au-Prince, est prévu dans le cadre de la Force de répression des gangs (FRG), dont le lancement est annoncé pour avril 2026.
Au total, 750 militaires tchadiens seront déployés. Ils doivent rejoindre la FRG en Haïti dans les prochains mois. Un premier contingent sera envoyé dès la fin du mois de mars, avec 50 soldats du génie militaire (électriciens, plombiers, menuisiers). Leur mission consistera à préparer l’installation d’une base sur le territoire haïtien.
Fin avril, 350 soldats supplémentaires seront déployés, tandis que le reste du contingent devrait arriver au cours du mois de juin. L’opération est supervisée par la Cellule de coordination des opérations extérieures (Cecopex), un organe du ministère tchadien des Armées chargé de coordonner les interventions des forces de défense et de sécurité hors des frontières du Tchad.
Une préparation axée sur les combats urbains
La formation des troupes a pour objectif de « préparer les militaires tchadiens aux combats urbains ». Par ailleurs, « une équipe de l’armée doit se rendre en éclaireur en Haïti afin d’étudier le terrain », selon une source gouvernementale.
Le Tchad répond ainsi à l’appel lancé par les Nations unies, qui assurent un rôle de supervision et de soutien logistique dans le cadre de la FRG. Cette dernière est une mission multinationale autorisée par les Nations unies.
Adoptée par le Conseil de sécurité à la fin de l’année 2025, la FRG doit mener des opérations offensives directes contre les gangs. Au total, 5 500 soldats et policiers devraient être opérationnels en Haïti à partir d’avril.
La mission de la FRG est prévue pour une durée d’un an, mais la durée exacte de la présence du contingent tchadien en Haïti n’a pas encore été précisée.
Une réponse internationale face à une crise prolongée
Haïti subit depuis de nombreuses années la violence des groupes criminels, responsables de meurtres, de viols, de pillages et d’enlèvements. Face à cette situation, la communauté internationale a déployé une mission multinationale soutenue par l’ONU, initialement dirigée par le Kenya, afin d’appuyer la Police nationale d’Haïti dans la lutte contre les gangs, mais avec des moyens longtemps jugés insuffisants.
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