Des accusations graves pèsent sur Leslie Voltaire, représentant du parti Fanmi Lavalas au Conseil présidentiel de transition (CPT). Ces révélations ont été faites par Roody Sanon, animateur de l’émission Se sa nou vle, qui met en cause la gestion d’un projet de sécurisation du périmètre du Champ de Mars.
Selon Roody Sanon, Leslie Voltaire aurait exigé une enveloppe de 750 millions de gourdes pour la mise en œuvre de ce projet, lancé dans un contexte d’urgence sécuritaire. L’initiative aurait été portée à l’origine par Michel Patrick Boisvert, alors ministre de l’Économie et des Finances et Premier ministre a.i.
Toutefois, d’après les informations communiquées par l’animateur, 50 millions de gourdes auraient été versés à titre d’avance à Leslie Voltaire, sans qu’aucun travail concret ne soit réalisé sur le terrain. Le projet serait resté lettre morte, malgré les fonds déjà déboursés.
Au-delà de l’aspect financier, cette affaire soulève une question morale et politique majeure. Comment un responsable se réclamant d’un mouvement historiquement engagé dans la défense des couches les plus vulnérables peut-il être associé à de telles accusations, à un moment où les ressources publiques sont cruciales pour la sécurité, la santé et la survie de la population ?
Par ailleurs, cette controverse intervient alors que Leslie Voltaire occupe l’un des postes les plus élevés de l’État, dans un contexte de transition politique fragile. Selon l’accord du 3 avril, le 7 février marque la fin du mandat des membres du Conseil présidentiel de transition, une échéance qui alimente davantage le débat sur la légitimité et la responsabilité des dirigeants actuels.
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