« Leta retounen nan katye yo » : à la veille du 7 février 2026, le Conseil présidentiel de transition (CPT) et la Primature jouent la carte du « bluff sécuritaire ».
Alors que la date symbolique du 7 février 2026 approche, marquant théoriquement la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), les dirigeants multiplient les apparitions publiques. Ce samedi, les Conseillers-Présidents Leslie Voltaire et Edgar Leblanc Fils, accompagnés du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, ont effectué une visite dans le quartier populaire de Solino, sous le programme baptisé « L’État retourne dans les quartiers ».
Présentée comme un geste fort, cette opération est surtout perçue par plusieurs observateurs comme une manœuvre de communication à visée politique. À défaut d’un véritable plan de sécurité nationale ou de résultats concrets sur le terrain, cette mise en scène est interprétée par certains comme une tentative de masquer l’inaction face aux gangs armés qui continuent de contrôler de vastes zones du territoire.
Malgré les déclarations optimistes sur le retour de l’autorité de l’État, la réalité reste brutale : enlèvements, assassinats, déplacements forcés et impunité caractérisent encore le quotidien de milliers d’Haïtiens. Cette visite à Solino, quartier martyrisé par la violence ces dernières années, sonne davantage comme une opération de relations publiques que comme un véritable tournant sécuritaire.
Alors que la population attend des actes concrets, le gouvernement continue de s’enliser dans les discours. Le 7 février approche, mais pour de nombreux citoyens, l’espoir d’un changement réel reste suspendu à des promesses encore non tenues.
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