Écoles, hôpitaux, entreprises : Haïti brûle sous les assauts de « Viv Ansanm »

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Depuis plusieurs mois, la violence des gangs, incarnée par le groupe « Viv Ansanm », continue de plonger Haïti dans un chaos insupportable. Les conséquences humaines et économiques de ces agressions sont désastreuses. Incendies d’écoles, d’hôpitaux, d’entreprises et même d’avions, attaques de domiciles privés : aucun secteur de la société n’est épargné. Les scènes de destruction se multiplient, accentuant le sentiment d’abandon et d’impuissance de la population.

Les chiffres sont impressionnants : 1,34 milliard de dollars américains. C’est le montant estimé pour couvrir les besoins immédiats liés à la violence des gangs en seulement deux ans. Ce coût exorbitant, loin d’être un chiffre abstrait, témoigne de l’ampleur des dégâts subis par le pays, déjà affaibli par des décennies de crise économique et politique.

Face à cet état de guerre larvée, la priorité du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) est claire : lutter contre l’insécurité. Mais cette volonté politique, aussi affirmée soit-elle, est confrontée à des défis considérables. L’État peine à reprendre le contrôle des territoires gangrenés par les groupes armés, tandis que les moyens manquent cruellement pour répondre efficacement et rapidement à l’urgence sécuritaire.

Les écoles incendiées ne sont pas seulement des bâtiments réduits en cendres. Ce sont des milliers d’enfants privés d’éducation, d’espoir et de perspectives. Les hôpitaux attaqués sont synonymes de vies perdues faute de soins. Les entreprises incendiées sont synonymes d’emplois détruits et d’une économie asphyxiée. Cette spirale de destruction menace de plonger le pays dans un abîme dont il sera difficile de sortir.

Haïti brûle. Et alors que les flammes ravagent le pays, une question demeure : la lutte contre l’insécurité, pourtant déclarée prioritaire, sera-t-elle vraiment menée jusqu’au bout ? Le peuple haïtien n’attend pas seulement des discours, mais des actes concrets pour retrouver l’espoir.

La situation est grave. Si rien n’est fait pour arrêter Viv Ansanm et les autres groupes armés, Haïti continuera à être dévorée par leurs assauts.

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