Dans la tourmente qui étreint Haïti, une voix lucide s’élève pour rappeler une évidence trop souvent négligée : la précipitation électorale ne saurait constituer une solution miracle. Comme le souligne avec justesse Jacques Lauture, engager sans délai la réforme de la Constitution de 1987 constitue un impératif catégorique.
Cette position, loin de traduire un renoncement démocratique, s’apparente au contraire à un acte de foi en l’avenir. À l’instar du regretté Me Monferrier Dorval, dont l’héritage intellectuel continue d’inspirer, il est temps de consolider les fondations de notre maison commune plutôt que d’en précipiter la toiture.
Une réforme inclusive et rigoureuse offrirait le cadre stable et légitime sans lequel toute élection demeure un exercice périlleux. Saisissons cette opportunité historique.
Sous l’égide du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, ayons le courage d’une réflexion approfondie afin de construire, enfin, un État à la hauteur des aspirations de la nation. C’est par cette voie exigeante que pourra émerger une démocratie véritablement durable.
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