Le 26 mars 2025, Marco Rubio s’est entretenu avec Fritz Alphonse Jean, président du Conseil présidentiel de transition (CPT) haïtien, lors de sa visite en Jamaïque. L’absence de rencontre connue avec le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Jean-Victor Harvel Jean-Baptiste, soulève des interrogations, sans toutefois établir que le secrétaire d’État américain aurait délibérément refusé de le rencontrer.
Marco Rubio a exprimé sa préoccupation face à la violence persistante des gangs en Haïti et a salué le courage de la Police nationale haïtienne ainsi que du personnel international engagé dans la stabilisation du pays.
Dans une publication sur X, Rubio a souligné l’importance de collaborer avec des partenaires caribéens pour renforcer la sécurité et lutter contre la criminalité transnationale, tout en réaffirmant son engagement envers les intérêts américains.
Des tensions diplomatiques remontant à 2017
Les tensions évoquées entre Rubio et Jean-Victor Harvel Jean-Baptiste remontent à 2017, lorsque ce dernier avait critiqué les États-Unis et le secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), Luis Almagro, dans le contexte de la crise au Venezuela. Selon le récit de cette confrontation, Rubio avait alors dénoncé le soutien d’Haïti à Nicolás Maduro, une prise de position qui aurait marqué les relations diplomatiques entre les deux nations.
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L’absence de rencontre entre Marco Rubio et Jean-Victor Harvel Jean-Baptiste interroge
Depuis cet incident, aucune rencontre entre les deux hommes n’est documentée dans les éléments présentés, laissant planer des interrogations sur leurs relations.
Cette absence de rencontre pourrait être interprétée comme un signe de distance diplomatique envers Jean-Victor Harvel Jean-Baptiste, sans constituer une preuve de mépris ou d’un refus explicite.
La stratégie diplomatique haïtienne remise en question
En effet, critiqué pour l’absence présumée d’une ligne directrice claire en matière de politique étrangère, Jean-Victor Harvel Jean-Baptiste multipliait les voyages dont l’impact était contesté, tandis que Leslie Voltaire évoquait un rapprochement avec l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA), sans concrétiser, selon cette analyse, ces intentions.
La question se posait alors : pour rétablir une véritable relation avec les États-Unis, ne serait-il pas opportun de révoquer Jean-Victor Harvel Jean-Baptiste, comme l’aurait fait Jovenel Moïse par le passé ?
Cette décision aurait pu ouvrir la voie à un dialogue plus constructif entre Haïti et l’un de ses principaux partenaires internationaux.
Alors que la situation en Haïti continuait de se détériorer, l’urgence d’un changement stratégique au sein de la diplomatie haïtienne se faisait de plus en plus pressante.



