Trois mois après son installation à la tête du Conseil présidentiel de transition (CPT), Laurent Saint-Cyr peine à convaincre. Alors que le pays s’enlise dans l’insécurité, l’effondrement des services publics et une crise humanitaire majeure aggravée par le passage de l’ouragan Melissa, le président du CPT se distingue avant tout par ses déplacements à l’étranger.
Paris, New York, Doha — depuis août, Laurent Saint-Cyr multiplie les missions diplomatiques. Selon ses proches, ces déplacements visent à « rétablir l’image d’Haïti » et à « mobiliser l’aide internationale ». Mais pour de nombreux observateurs, ce bilan de début de mandat est largement insuffisant face à l’urgence intérieure.
Aucun calendrier électoral clair, pas de mesures concrètes contre les gangs, pas d’avancées visibles dans la refondation institutionnelle promise : les critiques se multiplient au sein même du CPT et dans la population. L’absence de résultats tangibles alimente un climat de frustration croissante.
« On ne gouverne pas Haïti depuis les salons internationaux », déclare un analyste politique. « Le pays a besoin de présence, de décisions courageuses et d’actions urgentes. »
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