L’augmentation des prix des produits pétroliers suscite de vives protestations dans les rues de la zone métropolitaine de Port-au-Prince. À Delmas notamment, des pneus enflammés ont été aperçus, tandis que des véhicules ont été utilisés pour entraver la circulation et bloquer le passage.
Plusieurs chauffeurs, visiblement très en colère, ont exprimé leur mécontentement en lançant des propos hostiles à l’encontre du Premier ministre intérimaire, Alix Didier Fils-Aimé. Ils dénoncent une décision d’augmenter le prix du carburant sans tenir compte des conditions de vie déjà précaires de la population.
Selon ces protestataires, le chef du gouvernement était à la Primature au moment où les prix du pétrole avaient baissé sur le marché international. Ils estiment qu’aujourd’hui, l’ajustement des prix à la pompe se fait de manière rapide et défavorable aux consommateurs.
Les chauffeurs accusent ainsi les autorités en place de faire preuve d’insensibilité face à la misère de la population, dans un contexte économique déjà particulièrement difficile.
À Delmas, le mouvement contre l’augmentation des prix du carburant commence à prendre de l’ampleur. Des motards ont lancé une opération visant à fermer les stations-service, afin d’intensifier la mobilisation.
« Le prix du carburant est trop élevé. Nous ne pouvons pas faire face à cette situation. Plus le carburant augmente, moins nous avons de passagers, et nous ne pouvons plus subvenir à nos besoins », ont déclaré certains manifestants.
Ces derniers dénoncent également le Premier ministre intérimaire, Alix Didier Fils-Aimé, qu’ils accusent de favoriser certains secteurs au détriment de la population, déjà plongée dans une misère atroce.
Les protestataires appellent enfin toutes les couches de la société à les rejoindre afin de faire pression sur le gouvernement pour qu’il fasse marche arrière sur cette décision d’augmentation des prix du carburant.
Soutenez Hebdo24 : pour une information libre et fiable.
Faire un don






