Lorsque le ministre de l’Éducation nationale d’Haïti, Antoine Augustin, proclame sans nuance « Lekòl la kraze », il ne livre pas un diagnostic lucide, mais un aveu d’échec.
Étonnamment, il parle comme un observateur extérieur, oubliant qu’il détient la responsabilité première de reconstruire une école agonisante.
Derrière ce cri d’alarme se cache un silence plus lourd : celui de la corruption structurelle, notamment au Fonds national de l’éducation, accaparé par les réseaux politico-mafieux.
Pendant que les enseignants survivent avec des salaires dérisoires, des directeurs engrangent des revenus exorbitants, et les milliards de l’aide internationale se volatilisent dans les circuits opaques d’une gouvernance capturée.
En refusant d’affronter ces causes systémiques, le ministre cautionne l’effondrement qu’il déplore.
L’école haïtienne n’a pas besoin de lamentations stériles, mais d’un courage politique capable de briser l’impunité et de replacer l’éducation au cœur de l’État de droit.
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