Après plusieurs jours de détention à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ),
Antoine Jean Simon Fénélon, directeur de la Direction de l’Immigration et de l’Émigration (DIE),
a finalement été libéré. Cette libération, appuyée par un rapport concluant à son innocence,
jette une lumière crue sur les dérives inquiétantes qui semblent gangrener certains rouages
de l’appareil étatique.
Rien, dans ce dossier, ne justifiait une arrestation aussi précipitée, encore moins l’exposition publique
d’un haut fonctionnaire dont la réputation professionnelle n’avait jusque-là fait l’objet d’aucune remise
en cause sérieuse. En agissant sans preuves solides, les autorités ont non seulement porté atteinte à la
dignité d’un serviteur de l’État, mais ont également fragilisé la crédibilité des institutions
chargées de faire respecter la loi.
Antoine Jean Simon Fénélon apparaît aujourd’hui comme la victime d’un système où la
présomption d’innocence est trop souvent reléguée au second plan. Son parcours, marqué
par le sérieux et l’engagement, contraste fortement avec la manière dont il a été traité. Cette affaire
soulève une question fondamentale : s’agit-il d’une simple erreur d’appréciation ou d’une tentative
délibérée de nuire à un cadre compétent ?
Au-delà du cas individuel, c’est toute l’image de l’administration publique haïtienne
qui est en jeu. Comment espérer attirer et maintenir des profils intègres au sein de l’État si ceux-ci
peuvent, du jour au lendemain, être livrés à l’opprobre sans fondement ?
Il est impératif que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que les responsabilités soient
clairement établies. Antoine Jean Simon Fénélon mérite non seulement des excuses publiques,
mais également la pleine réhabilitation de son honneur. Car dans un État de droit, la justice
ne doit jamais être instrumentalisée, elle doit protéger, et non détruire.
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