La tension monte autour du processus électoral en Haïti. Dans une déclaration publiée ce lundi sur les réseaux sociaux, l’avocat et dirigeant politique André Michel a annoncé avoir signé, aux côtés d’autres forces politiques, une déclaration solennelle en faveur du Conseil électoral provisoire (CEP), tout en accusant le gouvernement de vouloir compromettre l’organisation des prochaines élections.
Selon André Michel, cette initiative vise à défendre l’indépendance constitutionnelle du CEP et à dénoncer ce qu’il qualifie de tentative de déstabilisation du processus électoral. L’homme politique affirme que l’Exécutif a provoqué un « conflit ouvert » avec l’institution électorale à un moment crucial, alors que le pays se trouve à quelques mois des scrutins attendus.
Dans son message, il met directement en cause le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, l’accusant d’avoir multiplié les actions susceptibles d’entraver la bonne marche du processus électoral. André Michel soutient que ces manœuvres auraient pour objectif de prolonger le maintien au pouvoir des autorités en place.
Face à cette situation, l’avocat appelle la communauté internationale à maintenir son soutien au Conseil électoral provisoire. Il présente le CEP comme « la seule institution légitime et crédible » capable de garantir l’organisation d’élections transparentes et conformes aux exigences démocratiques.
Cette sortie intervient dans un contexte de vives tensions entre certains acteurs politiques et les autorités gouvernementales autour de la conduite du processus électoral. Les divergences observées ces dernières semaines sur la gouvernance du CEP et le calendrier électoral continuent d’alimenter le débat politique national.
La déclaration signée par André Michel et plusieurs autres responsables politiques pourrait ainsi relancer les discussions sur l’indépendance des institutions électorales et sur les garanties nécessaires à la tenue d’élections crédibles dans le pays.

