Carrefour sous tension, des citoyens manifestent et prennent pour cible des institutions publiques et privées

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Jenny Toussaint
Journaliste-Rédactrice à Hebdo24 | Politicienne | Experte en Relations Internationales 📩 : jenny@hebdo24.com Suivez-moi sur X : @jennyhebdo24

À Carrefour, ce mardi 27 septembre 2022, pour la deuxième journée consécutive, des milliers de personnes ont manifesté pour dénoncer l’insécurité et la décision du gouvernement d’Ariel Henry d’augmenter excessivement les prix du carburant.

Lors de cette nouvelle mobilisation populaire qui n’a pas faibli, les protestataires ont appelé à la démission du Premier Ministre Ariel Henry. Ils s’en sont pris à des institutions commerciales et des bâtiments publics.

« Nou pral fè makèt Ariel ap peye », scandaient les manifestants agressifs. Une succursale de la Banque Nationale de Crédit (BNC), un bureau de la Natcom et le Complexe Père Eternel Lotto de l’homme d’affaires Eric Jean Baptiste, ont été la cible d’attaque des protestataires qui disent ne pas vouloir abandonner le macadam tant qu’ils n’obtiennent pas gain de cause.

Alors que les protestataires s’étaient attroupés devant les locaux du supermarché Delimart à Diquini, avec l’intention de le piller, des agents de l’unité spécialisée UDMO et de la police administrative ont fait usage de gaz lacrymogènes pour les disperser.

Depuis quelques jours, presque tout le pays est en mode « Lock ». Conséquence de la révision à la hausse des prix du carburant par l’État.

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