La terreur a de nouveau frappé les hauteurs de la capitale haïtienne. Dans la nuit du 23 au 24 août, des membres de gangs armés ont lancé une attaque sur la commune rurale de Kenscoff, laissant derrière eux un bilan provisoire d’au moins 20 morts, selon plusieurs sources concordantes dont l’Associated Press.
Nuit de cauchemar pour les riverains : tirs nourris et détonations répétées ont résonné jusqu’à l’aube. Au lever du jour, les survivants découvraient une scène d’horreur dans des rues semées de cadavres, tandis que de nombreuses familles fuyaient précipitamment la zone, laissant derrière elles plusieurs blessés.
Le maire de la commune, Jean Massillon, a confirmé à l’Associated Press que les assaillants avaient méthodiquement incendié des habitations et exécuté des résidents au cours de cette nuit de dimanche à lundi. L’élu a souligné qu’un bilan exhaustif reste difficile à établir pour l’heure, en raison de l’insécurité persistante et des réseaux de communication fortement perturbés.
Ce nouveau carnage s’ajoute à une spirale infernale qui asphyxie Kenscoff depuis plus de dix-huit mois.
Selon une enquête conjointe du BINUH et du HCDH, la zone avait déjà payé un lourd tribut entre janvier et mars 2025, avec au moins 262 morts et 66 blessés. Plus récemment, entre le 4 et le 9 juillet 2026, une résurgence de violence documentée par l’ONU s’était soldée par la mort d’au moins 61 personnes, dont 14 enfants, et le déplacement forcé de près de 5 840 habitants.

