Le marasme haïtien n’est pas une fatalité ; il est savamment entretenu par des choix politiques délibérés.
En perpétuant sciemment la précarité, le gouvernement en place consolide un système clientéliste où la dépendance des masses assure la pérennité des privilèges.
Les grands chantiers – routes, énergie, ports – sont volontairement sacrifiés sur l’autel des calculs à courte vue, car une nation prospère réduirait l’emprise des barons locaux.
L’absence d’une feuille de route nationale est une stratégie de conservation du pouvoir.
Cette gouvernance de l’immédiateté détourne l’attention des réformes structurelles et siphonne les fonds publics, condamnant le pays à une infrastructure délabrée et à des services essentiels défaillants.
Tant que l’intérêt général sera soumis aux ambitions personnelles, le progrès restera un mirage.
Nous avons besoin de responsables qui osent rompre ce cercle vicieux et remettre l’avenir collectif au centre de l’action publique.

