L’ancien Premier ministre Jean-Henry Céant a réagi à la révocation de Hans Ludwig Joseph de la direction générale de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC). S’il salue cette décision, il estime toutefois qu’elle aurait dû intervenir bien plus tôt.
Dans une déclaration publiée sur son compte X, l’ex-chef du gouvernement accuse l’ancien directeur d’avoir dévoyé la mission fondamentale de l’ULCC, chargée de prévenir, d’enquêter et de lutter contre la corruption. Selon lui, cette gestion a porté atteinte à la crédibilité de l’institution et affaibli un acteur essentiel du dispositif national de contrôle de la gouvernance publique. Pour Jean-Henry Céant, ce changement à la tête de l’ULCC doit marquer le début d’une réforme en profondeur. Il appelle les autorités à garantir une véritable indépendance de l’institution afin qu’elle puisse exercer ses missions à l’abri de toute pression ou influence politique. L’ancien Premier ministre réclame également la publication des déclarations de patrimoine d’entrée et de sortie de Hans Ludwig Joseph. À ses yeux, cette mesure constitue un impératif de transparence et de reddition de comptes, rappelant que les responsables chargés de combattre la corruption doivent eux-mêmes être soumis aux plus hautes exigences d’intégrité.
En guise de conclusion, Jean-Henry Céant souligne que la lutte contre la corruption ne pourra produire des résultats durables qu’à travers des institutions fortes, crédibles et véritablement indépendantes. Il invite les autorités à profiter de cette transition pour engager des réformes structurelles capables de restaurer la confiance des citoyens dans les institutions de la République.

