L’administration Trump a procédé cette semaine à la déportation de l’homme d’affaires haïtien Pierre Réginald Boulos, ancien candidat à la présidence d’Haïti, après huit mois de détention sur le sol américain.
Selon les autorités américaines, il est accusé d’avoir mené une campagne de violence et de soutien à des gangs armés, contribuant à la déstabilisation d’Haïti. Le secrétaire d’État Marco Rubio a estimé que la présence de Réginald Boulos aux États-Unis compromettait les intérêts de la politique étrangère américaine, notamment les efforts visant à rétablir la sécurité et l’ordre en Haïti.
Un juge de l’immigration a donc ordonné son renvoi du territoire américain. Toutefois, en raison de l’instabilité chronique qui règne actuellement en Haïti, les autorités n’ont pas procédé à une expulsion directe vers le pays. Réginald Boulos a plutôt été acheminé vers la Colombie, présentée comme un pays tiers ayant accepté de l’accueillir dans le cadre d’un accord bilatéral.
Dans un communiqué, l’administration Trump a réaffirmé sa ligne de fermeté en déclarant que les États-Unis ne permettront pas à des individus bénéficiant d’un statut légal sur leur territoire de faciliter les actions d’organisations violentes ou de soutenir des organisations terroristes à l’étranger.
Cette déportation s’inscrit dans une série de procédures visant plusieurs figures haïtiennes accusées de liens présumés avec les gangs, alors que Port-au-Prince et plusieurs autres régions du pays continuent de s’enfoncer dans une crise sécuritaire sans précédent.
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