Trente morts, des dizaines de disparus, des familles brisées. Ce samedi 11 avril 2026, la Citadelle Henry, symbole de la liberté haïtienne, s’est transformée en théâtre d’une tragédie évitable.
Derrière les explications évoquant une affluence exceptionnelle et des défaillances organisationnelles, une responsabilité centrale s’impose : celle de l’ISPAN (Institut de Sauvegarde du Patrimoine National).
Gérer un site historique ne consiste pas seulement à préserver des murs ou à organiser des événements. C’est aussi assurer la sécurité des visiteurs.
Or, les manquements sont flagrants : une seule porte d’accès, aucune distinction entre entrées et sorties, absence de dispositifs de gestion des foules et d’issues d’évacuation.
Rien de tout cela ne relève de l’imprévu. Il s’agit de négligences structurelles et d’un manque évident de plan de gestion du site.
Ne pas prévoir de circuits alternatifs, de barrières de sécurité ou de personnel formé en gestion de foule revient à accepter le risque de drames, comme celui qui s’est produit.
Par son inaction, l’ISPAN porte une lourde responsabilité.
Dans un pays où le patrimoine incarne l’histoire et la résistance, une telle défaillance est inacceptable. Lorsqu’un scandale coûte des vies, les responsabilités doivent être assumées.
Le directeur de l’ISPAN, en tant que garant du site, ne peut se contenter d’explications. Il doit tirer les conséquences de cet échec. Les familles endeuillées attendent justice et un signal fort : sa démission immédiate.
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