L’intervention menée à la Direction de l’Immigration et de l’Émigration par la Direction Centrale de la Police Judiciaire soulève de sérieuses interrogations.
Certes, la lutte contre la corruption et les dérives administratives est une nécessité absolue. Mais la manière dont cette opération a été conduite interpelle sur le respect des principes fondamentaux de l’État de droit.
Interpeller en bloc dix cadres, dont un Directeur général, dans une mise en scène quasi spectaculaire, peut donner l’impression d’une justice expéditive, davantage soucieuse de marquer l’opinion que de garantir une procédure rigoureuse.
La présence d’un juge de paix et la mise sous scellés de bureaux sensibles accentuent encore cette impression de coup de force institutionnel.
Au-delà des faits reprochés, c’est la méthode qui inquiète.
Une justice crédible ne se mesure pas à la force des interventions, mais à la solidité des dossiers et au respect scrupuleux des droits des personnes.
Sans cela, le risque est grand de fragiliser encore davantage la confiance déjà érodée des citoyens envers leurs institutions.
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