La présence soudaine du destroyer USS Southland dans la baie de la capitale haïtienne, confirmée ce mardi, envoie un signal fort de Washington. Cette démonstration de force navale intervient à la veille de l’expiration du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), ce 7 février.
Cinq des neuf membres du CPT, dont Fritz Jean, Louis Gérald Gilles, Leslie Voltaire, Smith Augustin et Edgard Leblanc, font actuellement l’objet de sanctions américaines, incluant des restrictions de visas, pour avoir tenté de destituer le Premier ministre. Malgré des avertissements répétés, certains persistent à vouloir se maintenir au pouvoir.
Alors que des sources évoquaient récemment des dossiers transmis aux autorités américaines et à l’ULCC en vue de possibles poursuites, l’arrivée de ce navire de guerre, capable de mener des opérations spéciales, semble concrétiser cette pression.
Sur les ondes de Magik9, l’ancien député Antoine Rodon Bien-Aimé a été catégorique : « Leur temps est écoulé […] ils doivent partir. » Ce déploiement militaire, couplé aux sanctions, laisse planer la menace d’arrestations par les forces américaines pour les conseillers sanctionnés qui refuseraient de quitter le pouvoir, plongeant Haïti dans une nouvelle phase d’incertitude.
Soutenez Hebdo24 : pour une information libre et fiable.
Faire un don






