À quelques heures de la clôture du processus d’enregistrement des partis politiques, une nouvelle formation fait son entrée dans l’arène électorale haïtienne.
Le parti AYIDA (Ayiti Demen Ansanm) a officiellement complété les formalités nécessaires auprès du Conseil électoral provisoire (CEP), marquant ainsi sa participation au prochain cycle électoral.
Selon les informations communiquées par le CEP, plus de 200 partis politiques avaient déjà déposé leurs dossiers d’inscription au moment de l’annonce.
Le processus, lancé le 2 mars, s’achève ce jeudi 12 mars à 16 heures, conformément au calendrier électoral établi par l’institution.
La liste définitive des structures politiques autorisées à participer aux élections sera publiée le 26 mars, précise le Conseil électoral.
Les représentants du parti AYIDA ont soumis l’ensemble des documents requis, dont l’acte constitutif notarié, les statuts du parti, le procès-verbal de l’assemblée générale désignant la direction ainsi que les pièces administratives exigées par la loi électorale.
Par ailleurs, notre journal a eu accès à une correspondance officielle du Ministère de la Justice et de la Sécurité publique, signée par le ministre Dr Patrick Pélissier, atteste que le parti « Ayiti Demen Ansanm » est dûment enregistré auprès des autorités compétentes, ce qui confère à la structure une reconnaissance administrative préalable.
Une formation politique axée sur l’unité nationale
Dans son manifeste, AYIDA se présente comme un mouvement politique né de la conviction que l’avenir d’Haïti repose sur l’unité, la justice et la dignité. Le parti adopte comme slogan : « L’espoir d’une nation unie pour demain ».
Les dirigeants du mouvement affirment vouloir rassembler les différentes forces vives de la société haïtienne — notamment les jeunes, les entrepreneurs, les travailleurs et les femmes — autour d’un projet de transformation nationale.
La doctrine politique d’AYIDA s’articule autour de trois piliers fondamentaux : la dignité, l’unité et la justice.
Le parti affirme rejeter les pratiques de corruption, les divisions politiques et l’exclusion sociale qui, selon ses responsables, ont longtemps fragilisé les institutions et freiné le développement du pays.
Des priorités sociales et économiques
Dans sa déclaration de principe, la formation politique met en avant plusieurs objectifs majeurs. Elle souhaite notamment promouvoir un État au service du peuple, renforcer l’accès à une éducation inclusive, améliorer le système de santé et de sécurité sociale, et encourager une économie basée sur la production locale et l’innovation technologique.
Le parti insiste également sur la nécessité de valoriser la participation des femmes et des jeunes dans la vie publique, estimant que leur implication est essentielle pour renouveler la classe politique et impulser une nouvelle dynamique nationale.
Selon ses initiateurs, AYIDA se veut un mouvement tourné vers l’avenir, qui ambitionne de rompre avec les pratiques politiques traditionnelles et de favoriser une gouvernance plus transparente et responsable.
Une scène politique toujours plus fragmentée
L’arrivée d’AYIDA intervient dans un contexte de forte multiplication des structures partisanes en Haïti.
Avec plus de deux cents formations déjà enregistrées, la scène politique nationale demeure particulièrement fragmentée, un phénomène souvent critiqué par les observateurs qui y voient un facteur de dispersion des forces politiques.
Malgré ces interrogations, les responsables d’AYIDA affirment vouloir proposer une alternative crédible fondée sur la mobilisation citoyenne et la participation collective.
« Notre mission est claire : construire une Haïti digne, unie et prospère », souligne le manifeste du parti, qui appelle les citoyens à se mobiliser pour bâtir « une nation capable de se relever et d’inspirer ».
Reste désormais à savoir si cette nouvelle formation politique parviendra à s’imposer dans un paysage électoral déjà très concurrentiel, alors que le pays se prépare à franchir une nouvelle étape de son processus démocratique.
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