Un an après l’arrivée d’Alix Didier Fils-Aimé à la Primature, un constat s’impose :
le bilan est catastrophique, et pourtant une grande partie de la presse haïtienne
observe un silence assourdissant.
Dans un pays où 5 601 personnes ont été tuées en 2024, où
1 494 enlèvements ont été recensés et où plus d’un million de citoyens ont été
déplacés, cette absence de vigilance médiatique soulève de profondes interrogations.
Alors que la gouvernance de M. Fils-Aimé se caractérise par
l’impuissance, l’opacité et plusieurs scandales de corruption,
les médias dominants détournent le regard, préférant des sujets sans véritable enjeu.
Le passage dévastateur de l’ouragan Melissa, qui a touché
2 millions de personnes et fait environ 30 morts,
n’a entraîné aucune remise en question du pouvoir exécutif.
Ce vide critique fragilise dangereusement la démocratie.
Le rôle de la presse n’est pas de protéger les gouvernants, mais de rappeler leurs responsabilités.
Aujourd’hui, elle faillit gravement à sa mission.
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