Le drame survenu à la Citadelle Laferrière continue de susciter émotion et indignation à travers le pays. Plusieurs vies ont été brutalement fauchées lors de festivités qui ont viré à la tragédie, relançant le débat sur la responsabilité des autorités et les défaillances du système de gestion des événements publics.
Parmi les réactions marquantes, celle de l’ancien Premier ministre Jean-Henry Céant, qui n’a pas mâché ses mots face à ce qu’il considère comme une grave négligence de l’État.
« Le cœur lourd, je m’incline devant la mémoire de ces vies fauchées. La Citadelle Laferrière, symbole sacré de notre liberté, a été profanée par l’irresponsabilité des uns et des autres et l’absence de l’État. »
Dans une déclaration empreinte d’émotion, l’ancien chef du gouvernement a pointé du doigt une série de manquements graves, estimant que ce drame aurait pu être évité.
« Ce drame n’est pas une fatalité. Il est le résultat de défaillances que nous ne pouvons plus tolérer. Pas d’autorités présentes, pas une ambulance, pas un service d’urgence ni les secours appropriés. »
Ces propos font écho aux témoignages recueillis sur place, qui décrivent une situation chaotique et une absence quasi totale de dispositifs de sécurité. Une réalité qui choque d’autant plus que la Citadelle Laferrière demeure l’un des sites historiques les plus emblématiques du pays.
Au-delà de la dénonciation, Jean-Henry Céant a également tenu à exprimer sa solidarité envers les familles endeuillées : « J’adresse mes condoléances émues aux familles meurtries par ce drame innommable. »
Mais son message se veut aussi un appel à la responsabilité collective et à l’action immédiate : « À la Nation, je dis : il est temps d’agir. Plus jamais la jeunesse haïtienne ne doit payer de sa vie le prix de notre indifférence. »
Alors que le pays est plongé dans le deuil, cette tragédie soulève une question essentielle : servira-t-elle de déclic pour une réforme en profondeur des dispositifs de sécurité et de la gestion des grands rassemblements ? Pour beaucoup, l’heure n’est plus aux constats, mais à des mesures concrètes pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise.
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