L’annonce du Ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI) concernant le contrôle de l’importation de véhicules neufs et d’occasion soulève de sérieuses interrogations quant à sa pertinence.
Si l’objectif affiché – garantir la sécurité et réduire l’impact environnemental – semble noble, le MCI agit ici en dehors de son champ de compétences traditionnelles, généralement dévolues aux ministères des Travaux publics et des Finances.
Dans un contexte marqué par la baisse des importations et la dégradation accélérée des infrastructures routières, cette initiative semble en complet décalage avec les besoins réels du pays.
- Les routes sont de plus en plus impraticables
- Les importateurs subissent déjà une pression fiscale élevée
- Les consommateurs peinent à accéder à des véhicules abordables
Au lieu de se pencher sur l’amélioration des services essentiels, le MCI semble vouloir imposer un fardeau supplémentaire aux opérateurs économiques en instaurant de nouvelles lourdeurs administratives injustifiées.
Cette décision donne l’impression d’une mauvaise lecture des priorités nationales, alors que l’urgence est ailleurs : relancer l’économie, réparer les routes, et alléger les procédures commerciales.

