Blackwater en Haïti : Opacité, dénégations et menace sur la souveraineté

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Une révélation fracassante secoue le paysage politique haïtien déjà en pleine tourmente :
selon un média britannique, un contrat de plus de dix ans lierait le gouvernement intérimaire
à la sulfureuse société de sécurité privée américaine Blackwater,
tristement célèbre pour ses dérives en Irak.

Un contrat explosif

Ce contrat attribuerait à Blackwater la collecte des taxes aux frontières,
une fonction régalienne vitale pour un État en crise.
Confier une telle mission à une société étrangère au passé controversé
exigerait l’aval du Conseil Présidentiel de Transition (CPT),
instance suprême de la transition.
Or, aucune transparence n’entoure cette décision.

Qui a négocié ce contrat ? Qui l’a signé ?

Le spectre de Blackwater

Rien que le nom Blackwater ravive des souvenirs sanglants :
le massacre de la place Nisour en Irak, symbole du mercenariat et de l’impunité.
Son implication dans la gestion fiscale haïtienne pose une question choquante :
qu’irait faire une société de sécurité militaire dans la perception des taxes nationales ?

Une atteinte à la souveraineté

L’affaire dépasse le plan économique.
Elle touche au cœur de la souveraineté nationale et à la sécurité du pays.
En pleine désagrégation institutionnelle, les recettes fiscales aux frontières deviennent une proie idéale
pour des intérêts opaques, qu’ils soient nationaux ou étrangers.

Sans données fiables ni documents officiels, le vide alimente rumeurs et suspicions.
Certains y voient une tentative de brader une parcelle cruciale de l’État haïtien
au profit d’acteurs extérieurs dont la réputation reste un affront aux aspirations démocratiques du peuple.

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Exiger la vérité

Le CPT est sommé de prendre position immédiatement.
Le gouvernement intérimaire doit livrer des explications claires, documentées et vérifiables.
Une enquête indépendante s’impose pour lever l’opacité et rétablir la confiance.

Le peuple haïtien a le droit de savoir qui contrôle ses frontières et ses finances,
et au nom de quels intérêts.
L’avenir déjà fragile du pays ne saurait se dérouler sous l’ombre du mercenariat.

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Bernadin Jules
Journaliste- Rédacteur, avocat et éducateur haïtien. 📩 Email: bernadinjules@hebdo24.com Suivez-moi sur X : @bernadinjules24

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