La libération de Reginald Boulos, suivie de sa déportation rapide vers la Colombie, soulève de nombreuses interrogations.
Après huit mois de détention aux États-Unis pour des accusations graves liées à la déstabilisation d’Haïti, cette sortie, presque discrète, laisse un goût d’inachevé. Au-delà de la procédure judiciaire, c’est la trajectoire politique et économique de Boulos qui interpelle.
Figure influente du secteur privé, il s’est progressivement imposé comme un acteur ambigu, oscillant entre engagement public et stratégies d’influence. Les soupçons de liens avec des groupes armés alimentent une perception troublante d’une élite prête à instrumentaliser l’instabilité à des fins de pouvoir.
Sa déportation vers un pays tiers, sans véritable clarification publique, renforce le sentiment d’impunité. Cette affaire illustre, une fois de plus, les failles du système judiciaire haïtien, souvent perçu comme incapable de juger certaines figures influentes liées à des circuits économiques opaques.
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