Trois nouvelles figures de la société haïtienne, dont un journaliste et deux personnalités exerçant des responsabilités importantes, ont été prises pour cible par des individus armés en l’espace de quelques heures. Ces enlèvements successifs ravivent les inquiétudes sur la capacité des autorités à contenir le phénomène du kidnapping, alors que les critiques se multiplient contre la gestion de la sécurité publique.
Le journaliste de Radio Métropole, Wesly Renaud Jean, est retenu par des individus armés depuis le lundi 7 septembre 2026, selon des informations rapportées par des proches. Le confrère aurait été enlevé à Delmas 31. Les circonstances précises de son enlèvement ainsi que l’identité de ses ravisseurs restent inconnues. Dans le département de l’Artibonite, Me Caleb Jean Baptiste et Stéphanie Paultre, directrice générale de l’Office national de partenariat en éducation (ONAPE), ont également été enlevés. Les faits se seraient produits dans la localité de La Croix Périsse, dans la zone de Gros-Morne.
Pour l’heure, peu d’informations sont disponibles sur les circonstances de ces deux enlèvements. Aucun communiqué officiel ne permet notamment d’établir avec précision le déroulement des faits ou l’identité des groupes armés impliqués. Ces nouvelles prises d’otages surviennent alors que le kidnapping connaît une recrudescence inquiétante dans plusieurs régions du pays. La multiplication des enlèvements, y compris dans des zones considérées comme relativement accessibles, alimente les interrogations sur l’efficacité du dispositif de sécurité et sur la capacité des forces de l’ordre à prévenir les attaques et à protéger la population.
La situation place une nouvelle fois les responsables de la sécurité publique face à leurs responsabilités. Sous la direction de Vladimir Paraison, les autorités sont de plus en plus interpellées sur les résultats des stratégies mises en œuvre pour lutter contre les groupes armés et réduire l’insécurité. En l’absence, pour le moment, de communication officielle détaillée sur ces dossiers, les familles et les proches des victimes restent dans l’attente d’informations sur leur situation et sur les éventuelles démarches engagées en vue de leur libération.

