Alors que l’insécurité continue de régner en Haïti, le Conseil électoral provisoire (CEP) a transmis ce vendredi
14 novembre 2025 à l’Exécutif un calendrier électoral prévoyant la tenue du premier tour des élections
présidentielles et législatives pour le 30 août 2026. Une annonce qui suscite déjà des interrogations,
tant elle semble déconnectée des réalités du terrain.
Le document fixe au 8 septembre la publication des premières tendances, et au
3 octobre la proclamation des résultats définitifs du premier tour.
Le second tour, combiné avec les élections locales, est prévu pour le 6 décembre 2026.
Les résultats finaux des scrutins présidentiel et législatif seraient officiellement proclamés le
7 janvier 2027.
Si le CEP précise que l’application de ce calendrier dépendra de la réunion de
« conditions de sécurité nécessaires », cette précaution ne suffit pas à apaiser les critiques.
Nombre d’observateurs s’interrogent sur la faisabilité d’un tel processus dans un pays toujours paralysé par la
violence armée, où des pans entiers du territoire échappent au contrôle de l’État.
Pour plusieurs voix de la société civile, publier un calendrier électoral sans garanties concrètes en matière de
sécurité revient à faire de la politique sur papier. En l’état actuel, plus qu’un signal de progrès,
cette initiative pourrait apparaître comme un exercice de communication, voire une
manœuvre de diversion.
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