Sterline Civil, ancienne Directrice générale du FNE, est devenue tristement célèbre après sa révocation par un arrêté du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), pourtant légalement habilité à prendre une telle décision. Dans une démonstration flagrante d’incompétence et d’immaturité — caractéristiques marquantes de son passage à la tête de cette institution stratégique — elle a choisi de contester cette décision devant une juridiction manifestement incompétente pour en juger.
Derrière cet acharnement, une question essentielle se pose : qui conseille réellement Sterline Civil ? Ou plus gravement encore, accepte-t-elle d’être conseillée ? Son comportement témoigne d’un isolement profond, révélateur d’un égocentrisme mal dissimulé et d’une absence totale de maturité politique.
L’histoire personnelle et professionnelle de Sterline Civil, nous confie une source, est marquée par des épisodes de trahison. Son insistance à obtenir le poste de DG du FNE s’est vite muée en obsession. Lors des premières négociations politiques avec les parties prenantes, elle aurait catégoriquement déclaré : « Je veux le FNE ou rien ». Pourtant, une fois en poste, son premier acte — perçu comme un manque total d’élégance et de loyauté — fut d’œuvrer en coulisses au renversement de Smith Augustin au sein du CPT, celui-là même qui l’avait soutenue. Elle aurait également trahi la personne qui l’avait introduite sur la scène politique et administrative. « Sterline est prête à tout pour atteindre ses objectifs personnels », nous confie une autre source ayant requis l’anonymat.
Son passage à la tête du FNE fut bref, mais marqué par des scandales de corruption à grande échelle. Des observateurs avertis s’interrogent encore : sur quelle base la DG a-t-elle accordé des subventions de deux millions de gourdes à une école et de cinq millions à une autre ? Selon quels critères techniques ou objectifs ? Y a-t-il eu des appels d’offres ? Des procédures transparentes ? Madame Civil a, de manière arrogante, médiatisé le décaissement d’un demi-milliard de gourdes à travers des procédures opaques, sous les yeux des institutions de contrôle telles que l’ULCC.
Sterline Civil est partie comme elle est venue. Exit sans éclat, sans défenseurs, sans réalisations notables. Elle quitte le FNE avec, pour seul héritage, une image d’improvisation, de trahisons, d’arrogance et de malversations non élucidées.
On pourrait regretter ce que cette nomination aurait pu être : un signal fort pour les jeunes femmes dans la haute fonction publique, une promesse de compétence, de renouvellement. Mais Sterline Civil a préféré cultiver une posture confondant autorité et autoritarisme, gestion et improvisation, loyauté et opportunisme.
Son nom s’ajoute désormais à la longue liste de ceux qui, une fois le pouvoir acquis, oublient pour qui et pourquoi ils y sont montés. Le FNE, lui, devra panser ses plaies. Une fois de plus.
Julien Herald — Enseignant
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