La rencontre imminente entre Fritz Jean, président du Conseil Présidentiel de Transition d’Haïti, et Marco Rubio, secrétaire d’État américain très influent, revêt une importance cruciale pour l’avenir des relations diplomatiques entre Haïti et les États-Unis.
Cependant, la nécessité d’exclure Harvel Jean-Baptiste de cette conversation est tout aussi essentielle pour garantir son succès.
L’histoire récente entre Harvel Jean-Baptiste et Marco Rubio est marquée par des tensions. En 2017, Jean-Baptiste, alors représentant d’Haïti à l’OEA, a critiqué les États-Unis de manière virulente, qualifiant le secrétaire général Luis Almagro de « putschiste ».
Cette déclaration a non seulement choqué la communauté internationale, mais a également provoqué une réaction immédiate de Rubio, qui a dénoncé le soutien d’Haïti à Nicolás Maduro.
Ce moment a marqué un tournant dans les relations entre les deux pays, entraînant la révocation de Jean-Baptiste par le président Jovenel Moïse.
En raison de ses actions passées, Harvel Jean-Baptiste est perçu par Rubio comme un interlocuteur peu fiable.
En amenant Jean-Baptiste à la table des négociations, Fritz Jean risquerait de raviver des tensions inutiles et de compromettre l’opportunité de rétablir des relations constructives avec les États-Unis.
Fritz Jean doit saisir cette occasion pour établir un dialogue direct et positif avec Rubio, sans l’ombre d’un passé conflictuel.
En s’alignant sur des valeurs communes et en évitant les controverses passées, il pourrait convaincre Rubio de s’engager davantage dans l’aide à Haïti.
En se positionnant comme un leader pragmatique, il peut démontrer sa volonté de tourner la page et de construire un nouveau chapitre dans les relations haïtiano-américaines.
En se distanciant de Jean-Baptiste, Fritz Jean pourrait également bénéficier du soutien de personnalités politiques américaines qui souhaitent voir Haïti se stabiliser et se développer.
Tout compte fait, la rencontre entre Fritz Jean et Marco Rubio est une occasion en or pour Haïti.
En choisissant de ne pas inclure Harvel Jean-Baptiste, Fritz Jean peut aborder cette discussion avec une carte maîtresse : celle d’un nouveau leadership éclairé, prêt à avancer vers des relations diplomatiques fructueuses.
C’est une chance de redéfinir le dialogue entre les deux nations, et il serait regrettable de la manquer à cause de tensions anciennes liées à l’ego démesuré d’un diplomate haïtien devenu ministre sans maîtriser les véritables enjeux géopolitiques.
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