Le dernier rapport du Groupe d’experts des Nations unies sur Haïti décrit Rosemila Petit-Frère, femme d’affaires et ancienne maire d’Arcahaie, comme une figure au croisement de réseaux politiques, économiques, policiers et armés.
Selon les enquêteurs, elle aurait entretenu des relations avec plusieurs chefs de Viv Ansanm, notamment Renel Destina, alias Ti Lapli, et leur aurait fourni un soutien financier et logistique.
Le rapport lui attribue également un rôle d’intermédiaire entre des acteurs politiques, économiques, criminels et sécuritaires.
Les experts affirment avoir analysé des échanges de messages montrant qu’elle aurait transmis à Ti Lapli des informations confidentielles sur des opérations imminentes de la Police nationale d’Haïti.
Le document évoque aussi ses communications avec Prophane Victor et Magalie Habitant, ainsi que des informations confidentielles qui lui auraient été transmises par des policiers corrompus.
Arrêtée en août 2025 en provenance du Canada via la République dominicaine, Mme Petit-Frère conteste ces accusations.
Après examen de sa réponse, les experts de l’ONU maintiennent toutefois leurs conclusions.

