Au lendemain de la démonstration de force des Grenadiers à Saint-Domingue (4-1), le ministre dominicain des Sports, Kelvin Cruz, a annoncé l’interdiction formelle à la sélection haïtienne d’utiliser les installations sportives de son pays, invoquant des incidents survenus dans le sillage du coup de sifflet final.
Cette vive polémique intervient environs vingt-quatre heures après le succès autoritaire d’Haïti chez son voisin caribéen. L’élément déclencheur de cette sanction réside dans les déclarations d’après-match de l’attaquant Wilson Isidor face aux caméras.
« Hispaniola est Haïti», a déclaré l’avant-centre des Grenadiers, euphorique après avoir inscrit son second doublé en trois sélections. Des propos jugés provocateurs par les autorités locales, auxquelles le ministère ajoute des dégradations observées au niveau des accès du stade Félix Sánchez.
Dans le camp Dominicain, le président de la Fédération Dominicaine de Football, José Deschamps a perçu ces propos comme une atteinte à la souveraineté de sa nation. Luis Abinader, président de ladite république, a formulé que son gouvernement appuie fermement cette décision.
Ce feuilleton prend désormais une tournure institutionnelle, des démarches officielles étant en cours d’acheminement auprès de la Concacaf et de la FIFA. Alors que les instances internationales pourraient être amenées à trancher, les autorités sportives haïtiennes ne se sont pas encore officiellement exprimées sur le dossier.
Jephte Estiverne

